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Une nouvelle maladie: la démocratophobie. Un grand malade: Jacques Gobert !

Ce lundi 16 décembre 2013, la gestion du conseil communal par le Collège a montré d'autres – nombreux – écarts par rapport à la norme démocratique ou à la simple humanité.

Vous aurez appris par ailleurs les circonstances le la mise à mort de l'échevinat de Monsieur Buscemi. Qui font fi du droit de se défendre, de la présomption d'innocence, de l'absence de dossiers de sanctions pénales, administratives ou judiciaires, du résultat des élections communales... A ce propos, saura-t-on forcer l'échevin pressenti Wimlot à rester assis et à bien se tenir, lui qui interrompt intempestivement tout discours le dérangeant quand il n'est pas en coulisses ou parmi le public...

Ce lundi 16 décembre 2013, la gestion du conseil communal par le Collège a montré d'autres – nombreux - écarts par rapport à la norme démocratique ou à la simple humanité.

Conseil mammouth

Voyons de plus près: impossible tout d'abord d'examiner en détail la tenue du conseil. Il a commencé à 19 heures 30 et s'est terminé en séance publique après minuit 30! Sans interruption de séance... Un premier accroc: un ordre du jour hyper chargé. Alors qu'il y a encore deux ans deux séances pleines étaient accordées à l'examen du budget, lundi il a fallu se farcir les budgets du CPAS, de la zone de police et de la ville, le Plan Stratégique Transversal, la gestion ordinaire, le plan zonal de sécurité 2014-2017. Un premier mépris de la démocratie: comment assurer un débat serein, de véritables échanges avec un tel menu ? Tout a par ailleurs mal commencé: les insultes lancées à l'égard de notre conseiller Grégory Cardarelli et ensuite à l'adresse du groupe ECOLO lors du conseil du 12 novembre 2013 n'ont pas été reprises dans le procès verbal... Au moins une autre insulte sera d'ailleurs proférée par le bourgmestre lui-même ce lundi. Bourgmestre qui ne rappellera pas à l'ordre le conseiller MR Liébin arrivé en retard dans un état peu compatible avec une séance de travail et qui se permettra des interruptions intempestives des discours tant du CDH que d'ECOLO...

Un PST et des budgets low cost

Après l'escarmouche du procès verbal incomplet, les conseillers auront droit à une longue présentation du PST (Plan Stratégique Transversal). Un outil qui peut se révéler intéressant car il met en perspective les éléments concrets de la politique communale. Mais qui ici est resté théorique, Monsieur Nervenne a servi un long discours dans une langue administrative complexe et bien riche, mais au delà des objectifs généraux, des objectifs opérationnels et des actions listés rien de concret... La première illustration de cette incohérence sera la présentation du budget même sans aucune référence à cet outil du PST. Par ailleurs, le conseiller lambda et le citoyen ne se voient-ils pas dépossédés quand on leur sert du « SPWTG5, prisme central d'orientation et de décision, focus wallon, dispositif structurant, financement subséquent, activité rémanente, exergue, un travail collaboratif ... » J'arrête ici, j'en ai une pleine page de ces mots ronflants... Abordons le coeur du conseil, à savoir la présentation des budgets, je me permettrai d'être bref car mes commentaires pourraient se révéler un copier-coller de ceux des conseils de présentation des budgets 2013 , des comptes 2012 et de la "refonte" des taxes communales décidée lors du conseil précédent... Le budget police a eu l'avantage d'être présenté sans faux semblant, ce que notre conseiller Grégory Cardarelli soulignera: la sécurité n'est pas une priorité (budgétaire) de la majorité PS-MR! Risque de burn out des agents sur le terrain avec un cadre toujours pas rempli et des heures supplémentaires (pour les prestations de nuit ou de weekend, moments a priori plus chauds) réduites drastiquement... La présidente du CPAS, bien que tiraillée entre ses votes au fédéral et sa volonté de gestion humaine, a osé annoncer à demi-mot des lendemains proches bien difficiles. Elle n'est pas non plus exempte d'hypocrisie: d'un côté défenderesse de plus d'action sociale et d'un autre demanderesse d'un audit par le CRAC qui envisage la suppression des missions d'action sociale... Ecolo par la voix de Didier Cremer mettra en avant la collection de mesurettes d'économie et l'absence d'une vision stratégique claire. La catastrophe s'annonce mais les députés du pouvoir communal continuent à souffler une bise antisociale à Bruxelles qui se transforme en tornade à la Louvière et ailleurs...

Des questions sans réponses, quand on peut encore en poser

Pour le budget communal, ce sera du même acabit : de multiples petites mesures d'augmentation de taxes ou d'économies, aucune vision stratégique, un copier-coller des années antérieures. En résumé: des budgets pour 6 mois pour tenir jusqu'à fin mai, date des élections... Muriel Hanot, notre cheffe de groupe, mettra en parallèle ce "budget" avec les analyses cinglantes du CRAC: pas de cohérence, pas de pistes d'économie, impossibilité pour la ville d'identifier les coûts nets de ses services! Le bourgmestre éludera les questions de bon sens de Muriel Hanot sur le monitoring financier, sur les conclusions de l'analyse d'Ethias ou du CRAC... La démocratie implique une écoute, un respect, des réponses aux questions... Nous sommes loin du compte, un acte manqué du bourgmestre: il a voulu procéder à un vote avant même l'analyse de l'opposition... Le sommet du mépris pour la parole de l'opposition sera atteint lors des questions orales, déjà qu'elles sont abordées après minuit... Pour éviter toute question dérangeante, Maître Gobert sur banc perché ne respectera ni l'ordre dans lequel les doigts se sont levés pour poser les dites questions (exercice déjà ridicule en lui-même et infantilisant), ni l'ordre de préséance (qui pourtant est en toutes lettres dans un règlement moultes fois modifié)! Le parlement de la commune n'aura pas droit à de légitimes éclaircissements sur les tensions présentes au sein du collège... Motus et bouche cousue sur le sort réservé à l'échevin Buscemi... (troisième score en voix de préférence!)

Cette manoeuvre me révolte, mais elle cède le pas devant mon dégoût quand le conseiller PTB interpelle le Collège sur un avis d'expulsion adressé à une mère de quatre enfants française. Qu'envisage le pouvoir communal pour lui éviter une expulsion la veille de la Noël? Comment expliquer la rétention des cartes d'identité ? Rien, pas d'humanité chez le socialiste Gobert, elle n'a qu'à très vite intenter un recours... Il ne lui reste que quelques jours...

Sommes-nous toujours en démocratie? C'est quoi l'humanité?

Michel Eggermont

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