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La Louvière à la une - Mars 2011

Notre liberté? Penser, s’indigner, agir!

L’actualité récente a mis en lumière la force de peuples qui se lèvent d’une seule voix pour demander que le jeu démocratique reprenne son cours normal. Dans des registres différents - au vu de leur histoire respective-, mais non sans analogie, la Tunisie et la Belgique sont descendues dans la rue pour signifier leur envie de changement. D’un seul coup, le « peuple », la « rue », les « citoyens » ont repris leur droit à la parole, à la pensée, à la liberté…

Ainsi, ceux que l’on croyait amorphes, résignés, indifférents ont clamé le retour à la raison. Ils ont compris qu’ils n’étaient pas seuls au monde. Ils ont rangé au placard la crainte de déplaire à une majorité toute puissante, dépassé la peur de déranger, ignoré le qu‘en dira-t-on. Ils se sont unis et ont marché pour que leur parole soit entendue, leur opinion défendue, leur droit respecté. Ils se sont indignés, n’ont pas admis que ceux qui ont le pouvoir ont nécessairement raison. Ce faisant, ces femmes et ces hommes ont retrouvé le chemin de la démocratie. Ce chemin qui lie politiques et citoyens au travers de la critique, la distance, la participation. Au-delà du temps des élections.

De tels mouvements d’indignation sont rares et souvent historiques. Mais il en est d’autres, multiples, infimes, quotidiens, tout aussi nobles et difficiles. Pensons à ces riverains de Boussoit qui depuis des années se battent, études à l’appui, pour faire enlever des casse-vitesse qui détruisent leur maison et pourrissent leur santé. Pensons à ces habitants du lotissement du Croquet à Houdeng dont les rues et espaces verts ne sont pas entretenus parce que ni le promoteur du projet, ni la ville n’ont demandé la réception définitive des travaux. Pensons à ces parents de la crèche de la place Keuwet, près de l’entrée d’autoroute à La Louvière, qui ont dû longuement se battre pour obtenir un endroit sécurisé pour déposer leurs enfants. Pensons à ces autres parents, ceux de l’école de Trivières, qui ont peiné à se faire entendre pour demander à ce que les entrées et sorties d’école soient surveillées…

La liste est longue de ces combats de l’ombre, soucieux de l’intérêt, de la sécurité, de la santé d‘une rue, d’un quartier, d‘une commune. Certains ont été gagnés, d’autres le seront sans doute à force de taper sur le clou. Mais dans chaque cas, ce que l’on retiendra, c’est que si personne ne s’était levé pour dire «ça ne va pas », rien n’aurait certainement changé. C’est parce qu’un jour deux, trois, plusieurs citoyens ont voulu, ensemble, du changement, ont fait corps, interpellé le politique, formulé des propositions que la situation a évolué… Parce que la réponse à leur problème, qui était aussi celui des autres, devait non pas être individuelle et clientéliste, mais globale et solidaire.

De même que le bien public, le bien communal, se gère pour et avec tous les citoyens, la démocratie se gagne au jour le jour. Et pas seulement au moment des élections. La démocratie, c’est voter, participer et… s’indigner quand c’est nécessaire. A La Louvière comme ailleurs !

Muriel Hanot, chef de groupe ECOLO

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