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Conseil communal du 24 octobre 2011

Une majorité sans voix, impuissante et aveugle

Le conseil communal de ce 24 octobre, qui aurait pu être un conseil de routine, a montré l'impuissance ou les erreurs de la majorité, particulièrement du PS. Un public nombreux occupait tout l'espace d'habitude clairsemé qui lui est réservé.

Le début de la séance a été marqué par l'intervention du collectif « Pour que vive la démocratie » contre la pauvreté. Madame Oruba a dressé un constat rigoureux montrant la montée de la pauvreté et dénonçant les mécanismes qui l'augmentaient dans notre cité. Elle a terminé son intervention par des demandes pressantes pour une autre politique. La présidente du CPAS, madame Staquet, lui a répondu en alignant les actions entreprises par l'aide sociale, actions rustines nécessaires certes mais qui n'atteignent en rien la machine sociale et économique qui multiplie le nombre des pauvres. Impuissance.

Un deuxième moment fort du conseil sera constitué par les répliques vigoureuses du PTB, de Jean-Pierre Michiels et de notre conseillère Muriel Hanot aux discours lénifiants et ternes de l'échevin des finances et du bourgmestre. Monsieur Gobert a débité le récit de la saga Dexia et particulièrement de son holding, passant sous silence son propre aveuglement et minimisant les conséquences financières du naufrage de la banque des communes et de son holding : un petit million d'euros si on le suit, quinze fois plus si on fait référence à la valeur de Dexia avant la crise de 2008.
Jean-Pierre Michiels a plaidé pour le retour à une banque publique pour le nécessaire encadrement financier des communes et a eu beau jeu de dénoncer la privatisation et la gestion catastrophique (avec maintien des administrateurs publics) de l'ancienne banque des communes. Le représentant du PTB s'est montré plus virulent, soutenu par une partie du public qui a tenu à bout de bras des feuilles de papier dénonçant la responsabilité personnelle du bourgmestre qui est aussi président de l'union des villes et communes et administrateur chez Dexia. Muriel Hanot a tenu un discours précis qui a fait écho au débat du conseil communal de 2009 où le PS et le MR avaient avalisé un premier sauvetage de Dexia par l'achat d'actions et son maintien comme banque de la commune. Notre conseillère avait alors prévenu des risques, stigmatisé la promesse d'un dividende de 13% pendant 10 ans. La réalité lui a hélas donné raison. Elle a terminé son intervention par un appel au bon sens, au retour à des pratiques bancaires encadrées et a appuyé la demande d'une enquête parlementaire sur les responsabilités passées.
Le bourgmestre n'a en rien répondu, il a dit tenir son mandat d'administrateur de son parti qui aura dès lors seul l'autorisation de lui demander des comptes... Bonjour la transparence!
Le chef de groupe MR, monsieur Liébin, aura le courage de croiser le fer avec les conseillers d'opposition, défendant ses options libérales, stigmatisant l'aveuglement des administrateurs publics qui ont laissé le groupe Dexia s'enfoncer dans sa mauvaise gestion financière et avouant s'être trompé en 2009. Un discours qui l'honore.

Le troisième moment fort de cette assemblée fut la discussion sur la gestion financière du ramassage des déchets. Le pouvoir communal qui prétendait dès 2007 que La Louvière n'aurait pas à augmenter les taxes le fait subrepticement aujourd'hui en déclarant que le coût vérité de collecte et de traitement des déchets ne serait pas atteint en 2012. Vive la langue de bois!
Muriel Hanot, à nouveau avec précision, montrera que le citoyen verra sa contribution augmenter de deux manières: augmentation de la taxe et diminution du nombre de sacs prépayés (dits gratuits si on suit les propos de la majorité). Elle stigmatisera en outre l’échec de politique de prévention de la ville (que l’on paie via le coût vérité). Pourquoi les ménages louviérois n'ont-ils pas réussi à diminuer significativement le poids de leurs déchets alors que le reste de la Wallonie y parvient (-30kg en 3 ans !) ? L'échevine de l'environnement tentera maladroitement de se justifier et reportera ses espoirs sur la transformation de l'IDEA en IDEPP. Elle, de même que le bourgmestre, refuseront la proposition de Muriel d'évaluer le coût des parcs à conteneurs louviérois en comparaison avec ceux de l'IDEA. Impuissance et aveuglement.

Voilà un conseil communal qui s'annonçait de routine et qui aura montré l'impuissance et parfois aussi l'aveuglement (pour rester gentil) d'un pouvoir communal qui a laissé jouer au casino financier avec l'argent du citoyen.

Michel Eggermont

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