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Une asbl créée par et pour le PS

Le Vif/L’Express du 17 mars 2011 révèle que l’asbl Progès avait été phagocytée par l’Action commune socialiste du Centre apparemment dans un but partisan et électoraliste. Ecolo demande que toute la clarté judiciaire et politique soit faite enfin sur cette affaire. Il interpellera au conseil communal, à la Région Wallonne et à l’Europe.

Article dans le Vif


Débat en conseil communal du 28 mars 2011



Ecolo réagit à la publication par le Vif/L'Expresse ce 17 mars d'un dossier consacré à l'"affaire" Progès, dans laquelle des subsides européens Urban ont été utilisés à des fins partisanes.

Progès : l’heure des comptes et d’une enquête administrative a sonné.

L’enquête publiée ce jeudi dans Le Vif/L’Express sur l’utilisation des subsides européens Urban à Bois-du-Luc (La Louvière) donne aujourd’hui toute son ampleur à un dossier oublié. Un dossier à propos duquel Ecolo La Louvière réclame depuis plusieurs années des éclaircissements judiciaires et politiques.
Tant les témoignages des différents protagonistes (qui n’ont jamais été entendus à la ville en dépit de nos demandes incessantes) que les documents diffusés confortent l‘analyse que nous défendons depuis le début de cette affaire (avril 2008) et l‘éclairent sous un jour nouveau. Il apparaît ainsi explicitement que :

1)Les fonds wallons et européens ont été utilisés pour permettre à un parti dominant de retrouver du poids électoral. Ils n’ont pas prioritairement servi à la relance économique de notre région, mais bien à « occuper » momentanément des camarades ;

2)Une fois l’asbl Progès en difficultés de gestion, le PS a conçu un plan B pour sauver son image et prolonger artificiellement les projets. Un subside européen a été détourné de son usage ;

3)Le PS local a tenté d’étouffer l’affaire. Au prix du subside (312.000 euros plus intérêt), c’est le silence de la banque Nagelmackers/Delta Loyd et celui des administrateurs qui aurait ainsi été acheté.
Depuis avril 2008, date à laquelle la majorité PS-MR a voulu faire entériner une transaction inique avec la banque, ECOLO s’est inlassablement battu pour obtenir la clarté dans ce dossier, que ce soit à la ville, à la Région wallonne ou à l’Europe. Malheureusement, nous nous sommes heurtés à des réponses évasives ou lacunaires, à des silences gênés ou complices.
L’enquête réalisée par les journalistes du Vif fait croire que l’asbl Progès était conçue par et pour l’action commune socialiste de la Région du Centre. Elle donne donc une nouvelle perspective à toutes les questions que nous posions jusqu’ici : cela expliquerait pourquoi la majorité PS de La Louvière a payé (avec l’argent de la ville) les frais d’avocats de certains administrateurs privés, pourquoi elle a toujours tergiversé pour déposer plainte au pénal, pourquoi elle a voulu (avec la complicité du MR) acheter le silence de tous les acteurs du « projet », etc. ECOLO estime que ce dossier nécessite à présent que l’on fasse rapidement toute la clarté judiciaire (un administrateur a déposé plainte au pénal après avoir refusé de signer la transaction de la ville) et politique (des fonds ont été utilisées à des fins partisanes).
Il en va du respect par les élus des règles de bonne gouvernance et de la crédibilité des institutions subsidiantes et de contrôle. ECOLO réclame donc qu’une enquête administrative soit réalisée au plus vite. Suite à ces révélations, il est évident que l’ « affaire Progès » appelle déjà de nouvelles questions :

1.Dès lors que l’asbl Progès était phagocytée par le parti socialiste, on peut s’interroger sur la défense de l’intérêt général soi-disant assurée par le collège communal. Toutes les décisions prises dans ce dossier (de la gestion à la mise en faillite, en passant par la transaction de 2008 et le refus d‘aller au pénal) l’ont été par des personnes qui savaient que cette asbl était la leur. L’intérêt général peut-il encore être défendu quand ceux-là mêmes qui prennent les décisions veillent avant tout à leur intérêt personnel ?

2.L’utilisation des subsides reçus par Progès (pour une somme de 50.000.000 FB) pose à l’évidence problème… A qui et à quoi ont servi ces subsides ? Comment l’Europe et la Région ont-elles pu subsidier une asbl qui avait de telles intentions partisanes ? Comment a-t-on pu ignorer ces importants problèmes financiers que l‘on a pudiquement appelés « erreurs de gestion » afin d’éviter une enquête de l’Europe ou de la justice ? La Région pouvait-elle fermer les yeux et déclarer qu’elle « n’avait pas à connaître l’asbl Progès » qui agissait comme sous-traitant pour la ville de La Louvière et pour EcoMons?

3.Tant l’usage des subsides européens que la rétention - le détournement - d’une partie de ceux-ci sur un compte de la ville, depuis 2002, demandent que l’on se penche d’urgence sur les procédures de contrôle et d’évaluation ex post mises en place par l’Union européenne. La démultiplication des partenaires et des instances a visiblement masqué ce qui se passait à La Louvière, et les contrôleurs qui étaient pour certains les utilisateurs ont alors eu beau jeu d’occulter la réalité. Ces questions ne peuvent rester sans réponse. Aussi, dès la semaine prochaine, nous interpellerons chaque niveau de pouvoir responsable :

1)Au Conseil communal de La Louvière, nous demanderons des comptes au PS louviérois : défendait-il l’intérêt de la ville ou ses propres intérêts dans ce dossier ? N’est-ce pas à l’Action socialiste du Centre de payer les erreurs de ce dossier en lieu et place de la ville (et donc du citoyen) ?
2)Au Ministre wallon des Pouvoirs locaux, nous demanderons une enquête administrative pour faire toute la clarté sur ce dossier.
3)A l’Union européenne, nous demanderons quelles ont été les justifications apportées par la Ville de La Louvière à l’utilisation de ces fonds URBAN.

Pour Ecolo,
Muriel Hanot, Conseillère communale
Olivier Saint-Amand, Député wallon

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