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BUDGET JEKYLL ET FINANCES HYDE : CE QUE LA MAJORITÉ LOUVIÉROISE NE DIT PAS.
Intervention de Muriel Hanot, chef de groupe Ecolo, au conseil communal de La Louvière du 22 décembre 2011

[Docteur Jekyll il avait en lui Un Monsieur Hyde qui était son mauvais génie Mister Hyde n'disait rien Mais en secret n'en pensait pas moins] (Serge Gainsbourg)

Chaque année, on le répète, les débats sur le budget relèvent, dans cette enceinte comme dans d’autres, d’une question de point de vue. Comme les phénomènes d’illusion optique, où l’on voit tantôt une chose, tantôt une autre, cela ne signifie pas qu’une des deux visions est tronquée, mais que la même image donne lieu à une double lecture. Les réalités décrites sont distinctes. Et dans le même temps, elles coïncident.

Ces derniers temps, pourtant, le jeu se prête moins à une divergence de points de vue politiques qu'à un décryptage des non-dits de la majorité. Derrière les discours, il y a les silences, les chiffres, les contradictions. L'exercice a culminé l'an dernier lorsque la majorité a défendu une gestion tout en maîtrise et en investissement alors qu'elle taisait volontairement dans le même temps un austère plan de gestion dont les exigences frappaient personnel communal, associations et citoyens. Cette année, force est de constater que l'histoire se répète. Derrière le discours de crise alarmiste et ambitieux du bourgmestre se cache un budget schizophrène qui balance entre deux personnalités. Un budget Jekyll et des finances Hyde. Hyde, pour « Hide », comme « cacher », « dissimuler »…

Ainsi, ce budget schizophrène confronte d’abord sans retenue aucune les obligations de rigueur faites aux uns et les largesses permises aux autres. Je m’explique. Dans la note de présentation du budget police qu'il cosigne avec le chef de corps, le bourgmestre rappelle : « Chaque année, force est de constater que la tâche qui nous revient d’élaborer le budget (…) devient de plus en plus ardue : d’abord pour des raisons d’ordre économique et financière qui veulent que tout pouvoir public participe aux efforts en termes d’économie, ensuite parce que le budget 2012 doit toujours s’inscrire dans un plan de gestion strict 2011-2015 établi à la demande du Centre régional d’aide aux communes. (…) Aux paramètres à prendre en compte dans l’élaboration du budget 2012 ne devaient initialement intervenir, comme chaque année, que le montant de la dotation communale concédée ainsi que la reprise du boni des exercices antérieurs, lesquels auraient permis dans le cadre du plan de gestion 2012-2015, le financement d’une masse salariale moyenne et annuelle de 292 équivalents temps plein. Toutefois, l’incidence liée à l’augmentation des charges patronales ONSS et au recrutement du personnel affectés aux caméras de surveillance est venue impacter le budget (et le plan de gestion) de manière plus ou moins importante. (…) »

Autrement dit, le « bon » élève de la classe, doit en 2012 se serrer davantage la ceinture de manière à permettre l'engagement de six télésurveillants! Voilà un choix politique, sans conteste. Mais un choix qui, sans revenir sur le fond du débat « caméra », qui pour rappel n'eut jamais réellement lieu en conseil, a un coût certain. En effet, pour pouvoir engager ces six personnes et ainsi réaliser l'investissement caméra, on réduit dans le même temps les prestations policières sur le terrain : les heures supplémentaires (prosaïquement appelées « prestations donnant lieu à des inconvénients ») sont de nouveau rognées (ce qui signifie grosso modo qu’en soirée, pendant la nuit et pendant le week-end, la vie louviéroise est plutôt sans qu’avec les policiers…) et le cadre, bien qu'ayant évolué depuis 2007, n'est toujours pas complet (de 261 à 292 -298 si l’on compte les six télésurveillants – pour 316 prévus). Entre caméra et policier, la majorité a non seulement choisi la machine, mais en plus, pour se la payer, elle contraint les policiers à déserter le terrain. La faute à la rigueur ou la faute à un investissement qu'on ne pouvait se permettre ? La question revient à débattre de l’utilité des caméras en ville : peuvent-elles réellement remplacer sur le terrain la présence de ces hommes qui n’y seront plus ?

Question rigueur, on n'est pas à un paradoxe prêt. C'est que cette rigueur financière (qui est également demandée aux asbl dont les subventions font le statu quo depuis quelques années) n'est pas du lot de tout le monde. Comprenez : de la ville (et de l'administration générale). Lisez entre les lignes : « Faites ce que je dis, pas ce que je fais ».

Un exemple : les balises en matière d'engagement de personnel à la ville sont dépassées. « Ce n'est pas grave, nous dit l’échevin des finances (en commission), le dépassement n'est que de quelques 185.000 € ». Oui mais, cette masse salariale n’est-elle pas vouée à grandir avec le temps, en gonflant d'autant les budgets futurs ? Comment fera-t-on demain pour jouer dans les lignes du terrain si l’on considère aujourd’hui que les dépassements sont autorisés ? Pourquoi les règles qui s’appliquent aux autres, c’est-à-dire à la police, au CPAS, aux associations ne trouvent-elles plus à s’appliquer une fois que l’on est à la ville ?

Autre cas de figure, les mesures d’économie dégagées dans le budget de la ville pour 2011 par le plan de gestion. Ces mesures sont visiblement à la peine : des économies annoncées au budget 2011, il reste, au vu du tableau de bord du plan de gestion 2012, beaucoup de dépassements (téléphonie, consommation d’eau, gestion informatique, travaux de fourniture pour la voirie, etc.). Autrement dit, la ville ne tient pas ses engagements. « On s'en fiche, on est à l'équilibre », nous redit succinctement l’échevin. « Et en plus, ajoute-t-il, le CRAC ne nous dit rien... » D’accord, mais dans ce cas, le plan de gestion tiendra-t-il la route ? Réponse : on ne sait pas ! Pourquoi ? Parce que la personne chargée de son suivi n'est plus là. Ah bon! Comment faites-vous alors ? On fait, sans plus, et ça va bien... Très bien. Alors, on demande à voir les quelques chiffres dont la majorité dispose. Des chiffres sur lesquels on passe à la va-vite en conseil du lundi et que l’on devra, de nouveau, demander… Tant il est peu évident de travailler en transparence... Mais ces chiffres confirmeront l’évidence : en matière de taxes et redevances l’opération a réussi. En matière d’économie, on reste light dans l’information et on promet une analyse approfondie à venir… C’est la Berezina, quoi. De quoi faire mentir le proverbe : charité bien ordonnée commence par soi-même…

Autre paradoxe de la rigueur, les dépenses en matière énergétique qui –indépendamment du nombre de bâtiments - sont pleinement assumées à la police, un peu moins au CPAS… et pas du tout à la ville. Le fait est, nous précise-t-on pour cette dernière, que l'objectif « moins 10% » est atteint mais que le prix de l’énergie a tellement augmenté qu'on ne peut que reporter la hausse sur le budget. Certes, certes. Cela voudrait-il dire que la ville ne se fournit pas à la même énergie que la police ou le CPAS ? Mystère. Pour vérifier on demande à voir ces fameux « moins 10% », dans un suivi des consommations par exemple. On connaît la suite. En commission on nous promet les indicateurs patiemment récoltés par le service travaux. En conseil lundi, on apprend qu’il n'y a pas encore de suivi, qu’il y en aura un. Bientôt. En résumé, le bon peuple doit juste croire que ça diminue, même si ça augmente. Le fait est, comme le montre l'analyse DEXIA des comptes 2010 des communes du Hainaut qu'au plus tard une commune est entrée dans les investissements en matière d'économie d'énergie, au moins vite elle peut diminuer ses frais de fonctionnement. Et comme La Louvière n'a en la matière sûrement pas été pionnière, elle paie aujourd'hui les factures d'hier... Morale de l’histoire : la cité administrative vous permettra peut-être un jour de rencontrer l'objectif « moins 10% », mais combien d'ici là aurez-vous jeté d’argent par les fenêtres parce que vous aurez longtemps considéré que les investissements en matière d’économies d'énergie c’était juste bon pour épater la galerie et que forte de ses rentrées financières, la ville n’en avait décidément pas besoin ! De la rigueur à votre rigueur, il y a donc de la marge. Une marge sur laquelle le CRAC semble ne pas avoir de commentaires. Tiens, le CRAC, ne doit-il pas remettre nécessairement un avis sur le budget ? L'a-t-on reçu au moins ? Je ne l'ai pas vu... Enfin, on a bien compris. Le CRAC, on s'en fiche. D’ailleurs on planifie de s'en affranchir définitivement en soldant les emprunts tonus. Alors son avis…

Cela étant, il faudra quand même nous expliquer comment demain, à recettes égales et à dépenses croissantes, on va faire pour continuer à maintenir l'équilibre... Parce que c'est gentil de nous rassurer et de nous dire avec force de conviction que la pression de la dette diminue en nous expliquant que la part des charges dans les dépenses n’est plus que de 4,15% alors qu’elle était à 4,37 en 2007, mais bon on a comme un doute : déjà on se demande à quoi ça sert de connaître la part des charges dans les dépenses vu que les dépenses changent, mais en plus on a rarement vu des investissements même subsidiés ne rien coûter. Et des investissements, ce n’est pas ça qui a manqué ces dernières années. Le mieux, vous en conviendrez, pour se faire une idée objective de la situation, c’est de calculer la stabilité de la dette telle que le ministre de tutelle le recommande dans sa circulaire, non pas en regardant la part de la dette par rapport aux dépenses ordinaires, mais en mesurant l’évolution du coût de la dette par habitant dans le budget de ces cinq dernières années. Et là, surprise, la dette louviéroise est loin d’être stabilisée : le dépassement de 2012 par rapport à la moyenne des cinq dernières années est de 1.411.078 euros. Soit plus de 17 euros par habitant. Par rapport au début de la mandature (2007), cette augmentation se monte d’ailleurs à plus de 20 euros par habitant.

tableau

Pour le dire autrement, les dépenses ordinaires entre 2007 et 2012 ont augmenté fortement tandis que les recettes ont été de plus en plus difficiles à trouver. Sur cette base, on voit directement que décrocher la lune va devenir mission impossible! D'autant qu'en renégociant certains emprunts, on a raccourci la charge à court terme mais qu'on l'a aussi alourdie à long terme. Et, quand on sait que pour cet exercice on n'arrête pas les gros investissements à l'extraordinaire, demain, c’est sûr, sera cher payé! Là encore on nous dira : ces investissements sont nécessaires. Nécessaires parce qu'on reçoit les subsides, certes. Mais nécessaires aussi parce qu'indispensables au bon fonctionnement de la cité. D’accord, mais à cet égard on peut s'étonner de la débauche d'énergie pour attaquer de front tous les chantiers en ces dernières années de mandature : écoles, parcs, routes, salles de sport, sentiers de promenade, bibliothèques... Tout y passe… Il est vrai qu’on a si longtemps attendu pour s'attaquer à l'indispensable qu'aujourd'hui il semble que l'on n'ait plus le choix. Sauf que ce choix, vous devrez sans doute le faire car à flirter avec les limites du quota à l’extraordinaire comme vous le faites, vous risquez, comme le souligne la receveuse dans le rapport de la commission budgétaire, de devoir abandonner des projets en cours de route... Lesquels ? On imagine que vous verrez quand le problème se posera, comme d'habitude. L’essentiel aura été de communiquer et de dire que vous le réaliseriez… La scène a un goût de déjà vu. Le CPAS doit aujourd’hui se résigner à revoir ses projets à l’extraordinaire, abandonner les investissements qu'il avait prévus pour 2012 pour se recentrer sur les projets 2011 reportés. A vouloir le beurre, l'argent du beurre et la crémière, le lait a tourné. La charge de la dette y est devenue trop lourde. Et les recettes trop ténues dans un environnement économique et social où la crise s’est imposée comme principal référent…

La crise. Le mot est lâché. La note de politique générale le ressasse à volonté au cas où on l'aurait oublié... Et Monsieur le Bourgmestre l'a répété à l'envi dans sa déclaration de lundi : « c'est la crise, c'est pas nous », « c'est la crise... on fait son petit possible », « c'est la crise… nous avançons ». Sauf qu'il y a crise et... crise. Nouvelle schizophrénie.

Il y a la crise ou plutôt les crises financières, économiques, sociales. Ces crises qui nous entourent et nous menacent, celles que l'on subit, celles que l'on regarde, celles sur lesquelles on n'a aucune prise, à l’instar des 262 communes de Wallonie. Et puis il a la crise que l'on vit de l'intérieur, parce que les recettes se font difficiles, parce qu'il faut garder le cap, parce qu’il faut appliquer sa déclaration de politique communale. Une crise sur laquelle chaque commune, chaque ville peut agir, chacune à sa manière. Et qui prend, à La Louvière, dans le fort de votre majorité, de grands accents interventionnistes façon new deal : « notre vigilance et notre rigueur doivent être de tous les instants car la ville de La Louvière devra s’en sortir seule », « nous y parviendrons », nous avançons, nous bougeons, nous osons… Sauf qu’il faudra que vous m'expliquiez : nous ! nous ? Quoi nous? Sur quel axe la majorité s'engage-t-elle activement dans ce budget : des économies d'énergie? une maîtrise de ses dépenses de fonctionnement? des actions en faveur de la participation des citoyens ? Non et toujours non. Mais sur des travaux encore et toujours. Et pour l'équilibre que propose-t-on : de jouer au Lotto ? de prier ? de croiser les doigts? Mais non, pour l'équilibre vous comptez sur... les autres. Car quoi que vous prétendiez, vous n’atteignez l'équilibre que parce que d'autres paramètres extérieurs (le Fonds des communes, la Région wallonne, la politique des grandes villes, l’IPP) font que le budget reste au beau fixe. Pourtant, ces paramètres extérieurs, ils sont comme les crises, on ne les contrôle pas.

Autrement dit si tout va mal c'est la faute aux autres. Mais si tout va bien, c'est aussi plutôt grâce aux autres que grâce à vous... Car quelle est votre véritable empreinte dans l’équilibre ? Aligner les chiffres et attendre que cela passe ? Car, franchement, sur quels leviers jouez-vous à part les taxes et redevances ? Vous modernisez la ville ? Grand bien vous fasse, c’est quand même le rôle d’une ville que de maintenir dans la durée des services performants et modernes pour le public ! Vous travaillez à la propreté en ville ? Allons bon, le karcher crache et la caravane passe. Cela dit plus c’est gros mieux ça passe : qui s’étonnera que l’on dépense 300.000 euros pour un grand plan de nettoyage dans une ville qui aura été quasi entièrement rénovée à grand frais les années qui précèdent ! Vous vous lancez dans le nouveau credo de la culture comme nouvel eldorado économique ? Heureusement que Mons 2015 trace le chemin et que la Fédération Wallonie-Bruxelles ouvre sa bourse. Parlant culture, à l'image de cette schizophrénie ambiante, on s’étonnera que tandis que l’on rénove enfin les bibliothèques, les achats de nouveaux bouquins entrent en totale récession. Vous me direz sans doute que ce n’est pas grave, vu qu’on en a déjà des livres. C’est vrai, après tout, tant qu'on ne brûle pas ceux qui nous restent pour se chauffer, c'est que ça va ! Rappelez-vous votre optimisme d'hier quand vous lanciez la bouche en cœur les grands travaux. Regardez les chiffres aujourd’hui, ces chiffres qui ne nous disent qu'une chose : vous avez renoncé à prendre en main le destin financier de la ville en ignorant les balises, en accumulant les emprunts, en vous engonçant dans vos vieilles habitudes… Au fait, cet optimisme m’en rappelle un autre. Celui qui avait cours au CPAS il y a quelques années. Là aussi les grands travaux allaient tout changer. Là aussi on travaillait à faire mieux avec moins d’argent de la ville mais en puisant davantage dans les réserves… L’épilogue est connu. Le receveur CPAS déclarait sans ambages lors d’une des dernières modifications budgétaires qu’il était urgent, nécessaire, impératif, de trouver plusieurs nouveaux millions d’euros. L’urgence était dite. Le CPAS est moribond. Mais, cherchez l’erreur, son budget se décalque quasi à l’identique. Il n’y a pas de solutions, juste des bouts de ficelle, selon les mots même de la présidente… Où sont les véritables changements ? Où sont les nouvelles propositions ? La crise est là, assène-t-on, comme si la crise empêchait la réflexion. Oui la crise est là et la précarité augmente. Oui la crise plonge de nombreuses personnes, à La Louvière comme ailleurs, dans des situations de très grande difficulté où les besoins essentiels ne peuvent plus être assumés. Oui, les autres niveaux de pouvoir doivent pouvoir mesurer que les décisions qu’ils prennent ont des incidences directes sur la gestion des CPAS. Mais doit-on pour autant se résigner et attendre ? D’autres CPAS dans d’autres grandes villes admettent qu’en ces temps particulièrement difficiles, il faut nécessairement concentrer tous ses efforts sur la mission première du CPAS qui est celle de l’aide sociale. Ce choix a-t-il été fait ? On a plutôt le sentiment qu’au lieu de se recentrer le CPAS louviérois s’est éparpillé davantage, notamment dans les projets pour lesquels, certes il bénéficie de subsides, mais qui dispersent aussi l’énergie d’un personnel devenu par la force des choses multitâche. En passant vous aurez noté cette remarque intéressante de la présidente qui soulignait lundi qu’en frais de fonctionnement on cadenassait, sauf pour les projets subsidiés… Intéressante perspective schizophrénique qui demande aux membres du personnel d’être économes ou dispendieux selon la mission à laquelle ils travaillent… Si l’on ne s’est pas recentré sur la mission première du CPAS, quelles réponses ont dès lors été apportées ? Budgétairement, dans les faits, peu de services évoluent en bien. Certains déficits enflent à tel point qu’on se demande si la chute a une fin ! Quand à la crise de gestion du personnel pointée dans les comptes 2010 par le receveur (pour rappel, il parlait, entre autres, d’ « une absence réelle de pilotage du projet » et de « difficultés d’organisation »), elle semble trouver certaines réponses managériales, comme celles de lier les services des aides familiales à la distribution des repas chauds… Mais quelle écoute, quelle attention apporte-t-on encore quand le temps est minuté au plus juste ? Le plaisir de travailler ne disparaît-il pas quand on ne peut plus tenir compte du facteur humain! Le chiffre n'est pas tout. La brique n'est pas tout. La preuve : pensez-vous que l'intégration du personnel à la Concorde soit une réussite sur tous les plans? Moi, j'en doute. Parce qu’il y a toujours un facteur humain qu’on ne peut négliger, qu’on se doit de respecter… A l’examen ces budgets qui sont et restent des outils politiques révèlent donc une double personnalité. Les bons côtés que vous avez tenu à mettre en exergue se sont effacés devant vos contradictions pour mettre au jour d’amères perspectives financières. Si la ville bouge encore, c’est non qu’elle ose mais plutôt qu’elle repose sur des soutiens financiers extérieurs. L’investissement qui aura fait le leitmotiv de cette mandature aura pour sa part créé un trou béant dans les finances que les Louviérois paieront encore longtemps. La brique c’est bien mais ça coûte, et ça ne fait pas la vie d’une ville. Demain, il faudra des moyens pour entretenir, des moyens pour animer, des moyens pour vivre ensemble. Mais pourquoi parler de demain, puisque demain n'est, comme vous l’avez abondamment souligné, qu'incertitude ? Et de toute façon qui se souviendra demain que ce sont vos choix d’hier qui sont à l’origine de nos problèmes ? La double personnalité s’accompagne généralement de perte de mémoire… Ca aide sans doute au moment des élections, mais ça n’excuse rien !

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